ISHNO.T Ad ASIVONWUA-ANNAIGWNWO NOILWa 7 ra aqdza WT Gqaa WI ad AMaWAW LSA SNAIGWOTOO-OONWUdA Sad NOTLWa ? . LA FEDERATION DES FRANGI-GOLOMBIENG 706 ouest,16° Avenue VANCOUVER 152157 Rafal [= — — < find i. droits constitutionnels du citoyen francophone de ce pays sont liés a ses devoirs vis-a-vis de sa communauté. Il ne sert & rien d'exiger la reconnaissance des droits des Francophones si ceux-ci ne s'en prévalent pas et ne donnent 1'exem- ple de l'intransigeance personnelle et collective. N'est-il pas contradictoire de se plain- dre de l'absence de services en fran¢ais et d'écouter...la radio anglaise, dans les localités ot Radio-Canada est parfai- tement audible ? Dans une localité dont la bibliothéque municipale compte plusieurs centaines de livres en frangais, est-il normal que les Francophones n'en sortent aucun ? Le premier devoir d'un citoyen de langue francaise, désireux de le rester et prét & aider ses coOmpatriotes & en faire au- tant, consiste 4 s'affirmer, comme tel, sans arrogance, mais sans honte. Une enseigne en fran¢ais, dans le commer- ce des services (restauration, mode, ar- tisanat, alimentation) loin d'éloigner le client anglophone, a généralement pour effet de l'attirer, au nom d'un certain exotisme. Demander des chéques en fran¢gais et les libeller dans cette langue exige un petit effort supplémentaire mais le geste est exemplaire, encourageant. Faire sa déclaration d'impét en francais ne cofite pas moins cher, mais cela prouve aux fonctionnaires du Revenu que les Francophones n'ont pas honte de 1'étre. Tous ces petits efforts peuvent sembler a- nodins & certains, fastidieux a d'autres. Mais dans une situation minoritaire comme celle des Franco-Colombiens, la somme des petits efforts individuels donnent ala communauté un sens de la solidarité et a la majorité anglophone une démonstration de volonté collective qu'elle saura appré- cier & sa juste valeur. I~ : SUN DEVOIR Lu 706 ouest, 16° ave Vancouver 5Z 1S7 Le Soleil de Colombie, 12 Juillet 1974, 5 Ealieal Ges = ap-"