a Sli iii ths VOUS M’EN DIREZ TANT JE SUIS TANNE fl n’y a pas que le ciel d’aofat, pluvieux et venteux, qui me désole. Cela fait déja un an. que j’écris cette chronique et je retrouve en- core un peu partout les fautes de francais que nous nous efforgons de corriger depuis des années. Belle legon d’hu- milité. Je suis tanné. Tanné des heures d’affai- res pour heures d’ouverture, des mesures que ‘‘nous som- mes 4 prendre’? pour mesu- res que ‘‘nous prenons ac- tuellement’’, ‘* que nous sommes en train de pren- dre’? ou ‘‘que nous allons prendre’’. Tanné des ‘fepargnes sco- laires’’? comme si les épar- gnes étaient scolaires, au lieu des ‘‘épargnes sur arti- cles ou fournitures scolai- res’’, tanné des 8 A.M. et 2 P.M. au lieu de l’heure & la frangaise : 8 h et 14h (ou méme 2 h de Il’aprés- midi). J’en ai marre des items pour articles et des “plats A apporter’’ pour commandes (ou mets) A em- porter. Tanné d’écouter la pluie narquoise d’un €té sadique qui se moque de mes va- cances et du soleil qu’il a renvoyé 4 l’an prochain, mais tanné aussi des fau- tes d’orthographe relevées un peu partout : occurrence avec un seul r, scholaires au lieu de scolaires dans un grand magasin, aparte- ment pour appartement, ad- dresse pour adresse. Tanné des joualisants qui, hennissant comme des ha- ridelles boiteuses, conti- nuent 4 assassiner sans hon- te syntaxe et phonétique de notre pauvre langue fran- menton dans les mains et ma _ voisine, cois), mon visage renfrogné l’objet de ma tristesse. Les deux poteaux en face de la maison, pourtant en forme de dieux Lares, ces gardiens du foyer antique, n’arrivent pas 4 me libérer de cette lassitude estivale... et linguistique. caise. autres shifts). Tanné de ré- péter toujours la méme chose. (fonne et teuffe et Je suis A ma fenétre, le l’écornifleuse (dans son sens bien québé- cherche 4 lire sur Et je signe : Louis- Paul Béguin, linguiste tanné. MOTS A ICORRIGER: FORMES FAUTIVES Prendre des procédures contre quelqu’un Prendre charge de Prendre par surprise LE VERBE PRENDRE MAL EMPLOYE FORMES CORRECTES Intenter des poursuites contre quelqu’un Se charger de Prendre 4 l’improviste, au dépourvu FORMES FAUTIVES Prendre de l’exercice Qu’est-ce qui le prend 7 Prenez votre chance FORMES CORRECTES Faire de l’exercice : ‘Gg Qu’est-ce qui lui prend ,’ Tentez votre chance LE COIN. PHILATELIQUE Ottawa - Les Postes cana- diennes émettent aujourd’hui cing nouveaux timbres cou- rants de valeur nominale moyenne, soit des timbres de 10 cs, de 15.c., de 20 ¢c., de 25 c. et de 50 c. Les cing timbres ont été dessinés par Reinhard Der- reth, de Vancouver. Ils re- présentent des animaux et des paysages caractéristi- ques de différentes régions . géographiques du Canada. Ces timbres sont de format vertical et mesurent 24 mm sur 30 mm. Ils sont impri- més par la British American Bank Note Company, d’Ottawa, grace 4 une combi- naison des techniques de la gravure et de la gravure sur acier. Les timbres de 10 ae et de ‘50 c. sont imprimés par le. procédé de la gravure en deux couleurs et par le pro- cédé de la gravure suracier . en une couleur. Les timbres de: 15 ¢.,; de 20::c. et de 25 c. sont imprimés en deux couleurs, soit une au moyen ~~ de la gravure et une au moyen de la gravure sur acier. Sauf en ce qui concerne les tim- bres marqués (Winnipeg), des inscriptions marginales, -y compris le nom du dessi- nateur, figurent aux quatre coins de chaque feuillet de 100 timbres vendu par le Service de philatélie. Les timbres: de toutes les ‘| valeurs seront marqués et {l'on ne vendra que des tim- ~ 1 bres. eaneice Ongar: ou. : neseeeeneAC) marqués (Winnipeg) ou bien les deux. Tous les timbres émis seront marqués. Les timbres de 10 c., de 15c., de 20 c., et de 25 c. seront marqués(Ottawa) seulement. A cause de la valeur nomi- nale de ces timbres, il faut acheter au moins quatre tim- bres pour obtenir des tim- bres A JVétat neuf, qu’il s’agisse de blocs avec ins- criptions ou de timbres mar- qués. Les collectionneurs peuvent commander ces tim- bres A l’état neuf au : Service de philatélie Postes canadiennes Ottawa (Ontario) K1A OBS THEMES . DES. TIMBRES COURANTS DE VALEUR NOMINALE- MOYENNE. En mars 1972, une émis- sion de timbres de $ 1 et de $ 2 mettait nos centres urbains 4 I’honneur. Les - nouveaux timbres de valeur nominale moyenne . vantent Hohe a Oe ee Na ea CET ON oe = postes/postave cette fois 1l’extraordinaire variété géographique de no- . tre pays. . Le timbre de 10 c. repré- sente les foréts et les lacs” si ttypiques du centre du Canada. C’est en grande par- ‘tie l’action des glaciers qui a formé les milliers de lacs aux eaux claires et froides qui constituent l’un des at- traits de cette région. Ces lacs sont devenus un centre d’activités de loisir et de détente et attirent plusieurs a5 A UA AURA RA milliers de- visiteurs du Canada et de l’étranger. Ils sont. entourés de foréts d’ épicéas (épinettes), de mé- lézes, de pins et de sapins et bordés de rochers escar- pés et de marécages habités par de nombreuses espéces d’animaux sauvages. Le timbre de 15 c. repré- sente les régions monta- gneuses de 1J’Ouest du Canada, peuplées de mou- flons d’Amérique et d’au- tres magnifiques espéces. Du printemps jusqu’a l’au- tomne, l’agile mouflon erre sur les corniches et les flancs escarpés des Rocheu- ses, cherchant de. l*herbe 4 brouter. A lasaisonfroide, les. béliers' et les brebis forment un troupeau et émi- grent vers des régions plus basses pour l’accouplement. Les petits naissent vers la fin du printemps. Le mouflon . d’Amérique aun pelage som- bre a l’exception de parties | plus claires sur la croupe et sous le ventre et des cor- ~nes foncées, recourbées en demi-cercle.. = Le. timbre de 20. ‘C. nous” offre un paysage en mosatque bien caractéristique de l’im- . ‘mensité et de la diversité des Prairies. Le blé est bien sar ~_la principale céréale de |’ Ouest, mais on y cultive aussi de l’avoine, de l’orge, - du seigle, de ia luzerne et -des betteraves 4 sucre. Au sud et A l’ouest des grandes régions productrices de blé, l’élevage est important. On. ne peut trop insister sur l’— iii _intérieur comme sur le-mar- -ché mondial. tains comme une espéce en i aetes _de nos cdtes est rocheuse LE SOLEIL, 8 SEPTEMBRE 1972, Xill | postes postage 50 re and * importance de l’agriculture des Prairies pour 1’écono- mie du Canada. Les céré-§- ales et la viande de boeuf du Canada occupent une grande place sur le marché Les deux ours blancs re- présentés sur le timbre de 25 ce symbolisent 1l’immen- site du Nord canadien. On} trouve l’ours blanc (on I!’ appelle_ parfois ours polaire) dans un domaine qui s’étend du détroit de Victoria jusqu’A la cdte du Labrador, A Vest, et jus- qu’& la baie James, au sud. Excellent nageur, il quitte souvent son banc de glace et parcourt de .longues dis- tances 4larecherche de pho- ques, de poissons, d’oiseaux et de jeunes morses dont il ‘se nourrit. Les ours, blancs, ‘qui ont toujours été une} source de nourriture et d’ha- billement pour les Esqui- maux, sont depuis quelque}. temps considérés par cer- danger de disparition. Le timbre de 50 c. repro- duit la splendeur naturelle des rivages canadiens qui s’étendent sur des milliers de milles. Avec ses 60,000 milles de littoral 4 lest, a Vouest et au nord, le Canada posséde probable- ment la ligne cétiére ia plus étendue et la plus découpée du monde. Une grande partie et stérile ; cette caractéris- tique est accentuée par le battement continuel des vagues contre les falaises.