7- Le Soleil de Colombie-Britannique, vendredi 13 octobre 1995 Rita Costanzi, harpiste et professeure deharpe, a établienco- re une fois que la perfection musica- leexiste...a l'occasion d'un concert- bénéfice, et de sa nouvelle oeuvre. PAR NIGEL BARBOUR Rita Costanzi, harpiste et professeure de har- pe envoie ses enfants dans une école spécia- lisée qui avait besoin de fonds. Rita a le coeur aussi grand que sa harpe est musicale. Un concert-bénéfice récent a réuni plus de 120 auditeurs mélomanes et ami(es) de Venfance handicapée. Rita Costanzi a voulu nous donner un survol rapide de deux siécles de harpe, depuis les varia- tions qu'a faites Glinka sur Mozart jusqu'a une oeuvre ennuyeuse de Hindemith. Le clou de la soirée était évidemmentla premiére mondiale de son oeuvre «Ze connaitre tel qu'étoile et orage». Rita Costanzi a la harpe brillante, claire et puissante. Si brillan- te et lucide qu'on se demande aux premiers accords si le jeu n'est pas assez froid... Non, car la musicienne s'est livrée 4 la harpe, a la vénité musicale avec une attention soute- nue voué a chaque note, chaque ‘ son, chaque cadenza qui tombe de ses doigts dans une averse de beau- té pure. Froide? Au contraire, Rita Costanzi est une grande passionnée _dont la pudeur est mal cachée parsa harpe sonore, lumineuse, toujours précise et toujours lyrique. «Te connaitre tel qu’étoile et orage» a bien intéressé l'auditoi- re. Franchement, j'ai entendu trop de mauvaise musique de la part des amis musiciens et musiciennes pour ne pas me méfier. Au contraire, j'étais sidéré de la beauté originale de cette oeuvre. Au début, un poéme, mélan- colique, les strophes que récite la compositeure semblent venir de nulle Festival ameérindien a Vancouver Vancouveraccueillera du 13. au 15 octobre prochain leplus important festival amérindien du Canada. La manifestation, qui se déroulera pour la deuxiéme _ année, et qui aura lieu a la Place des nations, sera, promettent les organisateurs, ]’occasion de découvrir «les sons, les lumiéres et la cuisine» des peuples autochtones. Elle devrait réunir plus de 20.000 personnes, toutes origines confondues. Au programme, des danses traditionnelles, une cérémonie d’arrivée de canoés, des sculptures de totems et de statuettes, des ventes d’artisanat, des films, des sessions sur |’enseignement des ainés. Les portes ouvriront & 17 heures le 13 octobre. Pour plus d’infor- mfitions, contactez la Vancouver Aboriginal Friendship Centre Society au 251-4844. Rita Costanzi, harpiste. part. Poéme qui devient un chant sans paroles, toujours accompagné de cordes lointaines. Enfin, une musique trés visuelle, ala ligne har-’ monique subordonnée au paysage de réve et d'amour qu'invoque cette partition trés Ravellienne. Si Ravel était la, parminous, jimaginela belle Rita Costanzi comme son éléve pues férée. Unseul commentaire un tan- tinet négatif; pour étouffer le pro- gramme, on a choisi d'y interpréter, avec Sara Léie Equus de Peter Shaffer est une production de Pinnacle Produc- tions. Unehistoire passionnée d'un jeune homme qui éprouve un amour maladif pour les chevaux. Le patient et le psychiatre explo- tent chacun 4 leur niveau la com- plexite des émotions humaines. A voir jusqu'au 21 octobre au Granville. la famille, de la Seiziéme, Le Petit Prince d'Antoine de St-Exupéry. Michéle Cook en a fait l'adapta- tion et la mise en scéne. En vedette Joey Lespérance, Marie Mancini et Allison Yauk (le petit prince). A voir au Centre culturel francopho- nesurla 7eavenue, dimanche le 15 octobre 4 14h. informations et billets : 736-2616. Cette semaine, nous faisons le tourduthéatre amateur : Deadly Nightcap de Frances Waterfront Theatre sur l'ile Ne manquez pas le spectacle, pour trés bien d'ailleurs, quelques trans- criptions, notamment une transcrip- tion. exquise de Smetana. Mais les autres ne Valaient ni l'o€uvre’ origi- nale ni le traitement royal que leur réservaient les doigts de fée de la grande musicienne. Oui, la perfection musicale nous tombe du ciel. Euterpe, déesse de la musique, a voulu que Rita Costanzi nous la donne, l'espace d'une soirée de toute beauté. Durbridge, une piéce mystérieu- se sur un crime est une produc- _ tion de lacompagnie Metropolitan Cooperative Theatre. A voir au Metro Theatre, 1370 S.W. Marine Drive, dans une mise en scéne de Rosemarie Heselton, jusqu’au 21 octobre. Informations et billets : 266-7191. Seduced by Moonlight de Claire Harrisson est Clive Doucet et réa- lisé par la compagnie Vagabond Players. Cette comédie présente I'histoire d'un couple. Is écrivent ensemble des romans d'amour, vivent ensemble, font tout en- semble. Aprés des années, leur vie manque un peu de piquant: Ils veulent retrouver un peu de ro- mance dans leur vie. A voir jus- qu'au 21 novembre au Vagabond Playhouse, Queen's Park, New Westminster. Informations et billets :521-0412. Woman in the Wheel est une comédie musicale inspirée de la vie de l'auteur et artiste de cirque Angela Brown. C'est un specta- cle plein de GO: et de mystére. A voir jusqu'au 21 octobre au Presentation House, 333 Chesterfield, North Vancouver.: Informations etbillets :986-1351.. Jeunes naufragés L'Enfantd'eau (Walter Child), 107 minutes. Un film de Robert Ménard, jeudi le 12 octobre 4 21h30 au Vancouver Centre 1. PAR RICHARD BEAMISH ; Belle surprise du cété beg québécois. L'Enfant Yi d'eau de _ Robert oe. Ménardest unfilm char- mant, triste et intelligent sur deux adolescents naufragés. Aprés un accident en mer, Cendrine (Marie-France Monette), une fille de douze ans, se trouve toute seule avec Emile, débile assez léger, de 19 ans, sur une ile prés des Bahamas. Dés le début, c'est la petite Cendrine qui domine en comman- danta Emile d'étre sage et obéissant, gargon dont elle a peur jusqu'a ce qu'elle apprenne qu ‘Emile est gentil et non violent. Puis, c'est la nécessi- té, l'amitié et le besoin d'affection qui l'emportent. «C'est dommage que tu sois idiot, parce que t’es gentil.» Les deux naufragés, pendant 49 jours, deviennent trés proches et Cendrine qui vient d'avoir ses pre- miéres menstruations pense, non sans raison, qu'elle n'aura peut-étre jamais d'autre occasion de vivre avec un homme. Cependant, la sexualité est loin d'étre le théme principal et Robert Ménard le traite avec une certaine discrétion. L'Enfant d'eau est avant tout l'histoire de deux jeu- nes qui se trouvent dans des cir- constances extraordinaires et qui n'ont d'autre choix que de tenir le coup. C'est parle journal de Cendrine, destiné 4 sa mére, qu'on apprend tout sur les événements de Ile. Vers la fin, Cendrine cesse de traiter Emile diidiot, préférant «différent» pour décrire son ami. En utilisant des retours en arriére, on connait aussi le passé d'Emile, enfant adopté par Thomas et Suzanne, qui 4 cause de son han- dicap, ne ménera jamais une vie nor- male. Avant]'accident, Thomas com- mence 4 se désespérer de son fils et ce n'est qu'en le retrouvant qu'il éprouve encore la joie d’étre son pére. La mise en scéne est habile, mais il y a parfois des petites choses agagantes. Par exemple, aprés 49 jours, Emile n'a presque pas de bar- be. L'jle tropicale est trés belle et ce n'est pas un mauvais endroit pour les naufragés, beaucoup mieux que Rimouski en hiver. L'Enfant d'eau est donc un bon film bien que trop nostal gique a certains moments, surtout a la fin. Emile est peut-étre un peu trop gentil mais Cendrine semble trés authenti- que. Le pére et la mére, avant tout Thomas, sont bien et on comprend les difficultés des parents des en- fants handicapés. Présente Bruce Vogt, piano mardi, 17 oct mercredi, 18 oct - complet jeudi, 19 oct - complet Koerner Recital Hall L' Académie de Musique de Vancouver dimanche, 15 oct Arts Club Revue Theatre sur L' lle Granville Café a 10h00 Musique 4 10h30 Billets et information: 873-4612 ou Ticketmaster 280-3311 Four Seasons HoTer ame A Pots Stasis Recest Heres AM1040 Oe btedyore acho. Wa a Concept Ne manquez pas votre chance! Pour seulement 20$ de plus (ré)abonnez-vous pour 2 ans et tentez votre chance au grand tirage _ (voir détail page 12). An ren ye pe Ar tet RR I I AAR RA eee